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Ennemis Mortels, représentations de l’islam et politiques musulmanes en France à l’époque coloniale – Olivier Lecour Granmaison

1.500,00 د.ج
Pour mieux comprendre la place singulière de l’islam aujourd’hui en France, cet ouvrage étudie les représentations de cette religion et des musulmans élaborées de la fin du XIXe siècle jusqu’à la guerre d’Algérie par les élites académiques, scientifiques, littéraires et politiques. S’appuyant sur des sources diverses, parfois ignorées ou négligées, Olivier Le Cour Grandmaison analyse la façon dont ces élites ont, pendant des décennies, conçu et diffusé un portrait pour le moins sombre des colonisés musulmans. Pendant qu’Ernest Renan, par exemple, soutient que l’islam « n’a été que nuisible », Guy de Maupassant se passionne pour la sexualité prétendument débridée et « contre nature » de ses adeptes. Conçues par des personnalités souvent célèbres, diffusées par des institutions prestigieuses, ces représentations sont rapidement incluses dans de multiples ouvrages de vulgarisation. Jugé rétif au progrès, le « musulman » est décrit comme un danger protéiforme et existentiel qui menace les bonnes mœurs, la sécurité sanitaire, celle des biens et des personnes, l’avenir de la nation et de la civilisation occidentale. Ces représentations éclairent également les « politiques musulmanes » mises en œuvre par la France. Enfin, comme le montre l’auteur, ce passé affecte toujours notre présent et alimente les obsessions islamophobes de beaucoup de nos contemporains.

Evolution des institutions politiques et du droit constitutionnel de l’Algérie indépendante – Fatiha Benabbou-Kirane

1.400,00 د.ج
La genèse du système politique algérien  n’a eu de cesse de taquiner les chercheurs, tant ce mythe des origines ressemble aux légendes qu’on raconte aux petits enfants … « Au commencement était la violence… » La révolution algérienne n’a-t-elle pas été actée par la violence du fait colonial ? Mais aussi et d’une manière générale, est-ce que les commencements en politique ne vont jamais sans violence ? Face à ce phénomène historique facteur d’instabilité, le choix des institutions et, au premier chef, celle de la Constitution, s’avère crucial. Fatiha Benabbou montre dans cet essai magistral comment, au cours d’une soixantaine années d’indépendance, il s’est agi pour l’Algérie d’avoir non pas la meilleure et quelque peu utopique Constitution, mais celle qui sera la mieux adaptée à la société algérienne pour redéfinir un vivre-ensemble.

F. Scott Fitzgerald et ses contemporains face à Hollywood – Ahmed Bedjaoui

1.300,00 د.ج
Ahmed Bedjaoui revisite avec finesse et brio l’histoire de l’Amérique des années folles, l’Amérique de la dépression, l’Amérique de la «génération perdue ». L’Amérique du cinéma naissant. Vite triomphant à Hollywood qui fait appel aux plus grandes plumes de l’époque, Dos Passos, Faulkner, Steinbeck, Hemingway et Scott Fitzgerald, tous réduits à la triste condition de scénaristes aux ordres de la rentabilité. C’est aussi cette histoire que nous raconte Ahmed Bedjaoui, particulièrement attaché au sort du créateur de Gatsby le magnifique qui ne se sortira pas indemne de cette épreuve de désamour entre la littérature et l’argent.

Femmes d’Algérie – Société, famille et citoyenneté – Lucie Pruvost

370,00 د.ج
« Il y a dans mon cœur fureurs et peines ». Ce vers du poète espagnol Quevedo, traduit dans une superbe calligraphie arabe de H. Massoudy, dit bien la portée de l’ouvrage. Les femmes d’Algérie vivent en effet dans leur être, leur identité même, une véritable tension dichotomique. Citoyennes dans la vie publique, elles sont reléguées à l’état de mineures dès qu’il s’agit de statut familial. L’histoire de cet écartèlement remonte aux temps les plus anciens. Le « fil rouge » de cette histoire en est la domination permanente de l’idée patriarcale. Ce sont les points essentiels de cette domination dans le statut juridique familial des femmes que veut présenter l’ouvrage depuis les juristes des premiers siècles de l’Hégire, jusqu’à l’actuel Code de la famille, en passant par les solutions de la jurisprudence et de la législation de 1830 à 1962.

Femmes de lutte et d’écriture – Mildred Mortimer

950,00 د.ج
Malgré leur participation active à la lutte anticoloniale, la contribution des Algériennes à l’effort de guerre n’a jamais été pleinement reconnue. Mildred Mortimer tente de réparer cette amnésie, en étudiant l’œuvre d’écrivaines racontant leur expérience de la guerre dans des  autobiographies ou des fictions. A l’écoute de Djamila Amrane-Minne, Assia Djebar, Yamina Mechakra, Maïssa Bey, Leïla Sebbar, Zohra Drif, Louisette Ighilahriz, Evelyne Safir Lavalette, l’essayiste américaine rompt le silence et délivre un message d’espoir : l’écriture est un combat qu’il faut poursuivre.

Grangaud d’Alger à El-Djazaïr – Abderrahmane Djelfaoui

280,00 د.ج
« C’est curieux, mais la première personne qui m’ait demandé, il y a une vingtaine d’années de cela : “Si c’était à refaire est-ce que vous le referiez ?”, c’était un Tunisien ! C’était un médecin qui était venu pour un congrès de pédiatrie. Je pense d’ailleurs que sa question est venue après que je l’ai bien baladé comme j’aime le faire dans ma ville. Ma réponse a été exactement la même que ce qu’elle serait aujourd’hui : “Un choix comme celui-là, c’est tous les jours que je le ferais si c’était à refaire !” » Tel est le dit de Jean-Paul Grangaud, professeur de pédiatrie et actuellement directeur de la prévention au ministère de la Santé et de la Population qui raconte, de vive voix, ce choix d’être Algérien ; un choix mûri par les multiples péripéties de la vie depuis son éveil au sein d’une famille éclairée, à l’époque où les Américains débarquaient à Alger. ncadrement, se présente comme une première contribution à un débat incontournable à terme.

Habaib Tengour, l’arc et la lyre – Mourad Yelles

450,00 د.ج
Ce livre tente de combler à sa manière un vide chronique. En effet, compte tenu de la relative précarité du paysage éditorial, de sérieuses déficiences en matière d’information culturelle, de l’absence cruelle de revues littéraires spécialisées, et d’autres paramètres sur lesquels il serait trop long de s’étendre ici, il est malheureusement très rare de voir ou d’entendre nos écrivains s’exprimer à loisir et en toute liberté sur des sujets qui leur tiennent à coeur. Ces témoignages de première main sur des pratiques artistiques et des vécus socioculturels variés et nécessairement contrastés constituent pourtant des documents essentiels lorsqu’il s’agit de tenter de comprendre comment fonctionnent à l’heure actuelle et dans le contexte algérien les imaginaires de nos créateurs. En outre, étant donné le statut de l’intellectuel dans les pays dit « émergents », il est non moins important que le grand public puisse prendre connaissance des points de vue et des réflexions de ces « médiateurs » d’un genre particulier que sont les artistes quand ces derniers prennent position sur un certain nombre de grands thèmes nationaux ou internationaux, politiques, éthiques ou esthétiques.

HOMMAGE A ALI EL KENZ Itinéraire d’un penseur indépendant – Ouvrage collectif

1.000,00 د.ج
Sous la direction de : Abdelhamid Abidi /  Layachi Anser / Mustapha Madi «Ali El Kenz avait une vision sur le cours de l’histoire, celle du présent, et il savait prédire l’évolution des faits par le fait qu’il n’était point sous le dogme d’une quelconque idéologie. Bien qu’il soit resté toute sa vie un homme de gauche, il a toujours montré une indépendance intellectuelle à l’égard des idéologies dominantes. Son unique repère était de livrer une analyse critique des faits dépassant les voiles qui cachent leurs interconnexions. Il voyait dans les conflits de clans, qu’ils soient dans le champ politique ou académique, une forme d’aliénation dont les individus sont prisonniers de leurs idéologies». Abdelhamid Abidi

Introduction générale au système judiciaire algérien – Zineddine Sekfali

600,00 د.ج
Ce livre n’est ni un traité théorique ni un ouvrage doctrinal accessible aux seuls juristes et spécialistes des institutions judiciaires. Pour autant, ce n’est pas qu’un opuscule de vulgarisation, sans substance ni consistance. En effet, le lecteur y trouvera non seulement des analyses de textes législatifs ou réglementaires en vigueur, mais aussi des réflexions sur les conditions dans lesquelles s’est effectuée la relève des magistrats étrangers au lendemain de l’indépendance puis a été mené le processus de réforme des institutions judiciaires ; il y trouvera également un rappel des différentes étapes par lesquelles est passée l’organisation judiciaire et découvrira des développements, rédigés le plus clairement possible, sur le dualisme juridictionnel et le double degré de juridictions, sur la répartition territoriale des cours et tribunaux, sur les nombreux changements introduits dans le statut des magistrats et leur portée, sur les transformations survenues dans les métiers de notaire, d’huissier, et sur les mutations que connaît la profession d’avocat, etc. De manière générale, l’auteur a privilégié pour l’étude des questions abordées, une approche historique.

Islam et liberté – Le malentendu historique – Mohamed Charfi

280,00 د.ج
Concilier l’Islam et les conceptions modernes du droit et de l’État constitue le fondement des États arabo-musulmans modernes mais aussi leur fragilité et leur blocage. Tant que l’idée même de démocratie et de liberté n’aura pas été analysée et pensée selon des critères contemporains et en regard de l’évolution des autres sociétés, le débat tournera court qui oppose démocrates et traditionalistes. Alors que le début du XXe siècle avait vu l’émergence de penseurs tels que Mohammed Abdou, Tahar Haddad et bien d’autres qui incitaient à une approche du religieux compatible avec les sociétés modernes, la fin du siècle marque une régression notoire quant à l’indépendance de la loi par rapport à la chariâ. Dans cet essai clair et synthétique malgré la complexité des enjeux évoqués, Mohamed Charfi propose une profonde révision de la pensée islamique et insiste sur les deux points fondamentaux de toute évolution démocratique: une relecture critique de l’histoire et du droit musulmans et le rôle primordial de l’éducation qui, dans les années soixante-dix, a souvent été abandonnée à ceux qui n’y ont vu qu’un organe de propagande au lieu de la concevoir comme l’élément-clef du débat démocratique.

Islam et Occident – Plaidoyer pour le vivre-ensemble – Cheikh Khaled Bentounes

800,00 د.ج
Quand les soufis disent : « L'être humain est le fils de l'instant» cela signifie simplement que la vérité est à vivre dans l'instant et non à remettre au lendemain. Cette culture de paix, c'est toute une transformation de l'être. Pour y parvenir, l'une des premières conditions,    à passer de la culture du « je », du « moi-je », à celle du « nous » pour enfin abandonner : « moi, l'occidental»,  « moi, l'oriental », « moi, le musulman », « moi, le chrétien, le juif ou le bouddhiste... ».